L’EN tient enfin son match référence

24 يونيو, 2014 09:00 ص

36 0

L’EN tient enfin son match référence

L’équipe nationale a enfin réalisé son match référence, dimanche, face à la Corée du Sud (4-2). Il aura fallu attendre trois ans presque jour pour jour pour enregistrer le meilleur match des Verts depuis que Vahid Halilhodzic a pris la direction de la sélection.

Ce cadeau tant attendu, il l’a réservé au soir de son départ. A la fin du match, il n’avait pas l’esprit modeste ; il s’est pratiquement adjugé les lauriers de la large victoire et de la formidable prestation de l’équipe. Trois ans pour réaliser le match parfait. C’est long, mais il a fini par le faire. Là dessus, son mérite n’est pas des moindres. Son coup de poker — changer presque la moitié de l’équipe — a été un coup de maître.

Il aura donc fallu ce non-match contre la Belgique (1-2) avec son lot de critiques pour qu’enfin, il daigne libérer les joueurs de la bride posée autour de leurs pieds, bloquant leur inspiration, pour qu’éclate enfin tout le potentiel d’une équipe qui, si elle arrive à tenir le rythme et à produire la même qualité de jeu, n’a pas fini de surprendre. Il avait dit la veille du match contre la Belgique : «Yes we can.» Le lendemain, il a rendu une copie fade. Ses choix tactiques ont fait faillite le 17 juin. Habile, il s’est tout de suite dédouané de la défaite qu’il a mise sur le compte des joueurs «qui n’ont pas respecté à la lettre les consignes données».

Hier à la fin du match face à la Corée du Sud et dans la foulée de l’éclatante victoire contre l’équipe asiatique, grisé certainement par le succès, il s’est trahi en indiquant : «Contre la Belgique, l’exploit était à notre portée. La tactique mise en place a malheureusement fonctionné 70 minutes seulement.» N’est-ce pas l’aveu qu’il porte la responsabilité de cet échec qui a fait mal à l’Algérie et qui l’a sans doute contraint à revoir ses plans dans le match de la dernière chance ? Faut-il s’étonner que les principaux artisans de cette victoire sont Brahimi et Djabou deux éléments qui ne sont pas considérés comme des cadres de l’équipe nationale et qui ont dû se contenter de bouts de matchs au cours des deux dernières années ?

Vahid Halilhodzic aurait pu faire l’économie de cette longue perte de temps en matière de qualité de jeu qui ne semble pas être ni sa priorité ni sa tasse de thé, malgré tout le discours qu’il répand sur le jeu offensif qu’il prône depuis qu’il est arrivé à la tête de l’équipe nationale à l’été 2011. Ce match référence tant attendu et souhaité doit se renouveler régulièrement. Ce sera la preuve que l’équipe nationale a définitivement accédé au rang des grands. Si par contre, il reste sans lendemain cela signifiera qu’il s’agit d’un simple exploit éphémère. Le match contre la Russie renseignera mieux sur cette question qui a empoisonné la relation presse-coach.

مصدر: elwatan.com

إلى صفحة الفئة

Loading...