Quand Halilhodzic se trompe de cible

01 يوليو, 2014 09:00 ص

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Comme à son habitude, depuis qu’il a rejoint l’équipe nationale, Vahid Halilhodzic, au lieu de parler football, s’attaque aux journalistes algériens. Il l’a fait plusieurs fois ici au Brésil, et à chaque conférence de presse organisée par la FIFA. Hier, après le match, il ne s’est même pas présenté à la conférence de presse.

«Je suis quelqu’un d’éduqué, sinon j’aurais décidé de ne plus venir en conférence de presse, quitte à être sanctionné. Mon honneur ne doit pas être touché», avait-il déclaré lors d’une de ses interventions. Il ne rate jamais une occasion pour tirer à boulets rouges sur les journalistes. En revanche, lorsqu’il a envie de parler de l’équipe d’Algérie, il se confie à la presse française ! C’est une attitude anormale qu’adopte le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, avec les journalistes algériens.

On se demande ce qu’il adviendrait de Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus par exemple, si ce dernier décidait de parler de l’équipe de France à El Watan, un journal algérien et non pas à la presse française ? A part ses interventions en conférence de presse (il est obligé au risque d’encourir des sanctions de la FIFA), il ne répond jamais aux sollicitations de la presse algérienne. Par contre, il accueille à bras ouverts les médias étrangers. Après la qualification des Verts au 2e tour face à la Russie, il est passé par l’itinéraire de la zone mixte, et malgré les appels des journalistes algériens, il ne s’est pas arrêté. Un peu plus loin, il est allé chez des confrères français et a répondu avec un large sourire à leurs questions.

Encore une fois, dimanche, veille du match face à l’Allemagne, devant un parterre de journalistes et surtout avec la présence de beaucoup d’étrangers pour couvrir la conférence de presse du match Allemagne - Algérie, le Bosnien est allé très loin dans sa «guerre» contre la presse nationale. D’ailleurs, il a toujours dérapé sans qu’aucun responsable ne le remette à sa place. «Désolé pour vous, nous avons gagné. Je sais que certains sont tristes en voyant l’équipe l’emporter», s’adressait-il aux journalistes algériens après la victoire de l’équipe nationale face à la Corée du Sud. Cette déclaration n’a pas été du goût des hommes de la presse, qui n’ont pas voulu rentrer en conflit avec lui. Mais Halilhodzic continue à dénigrer la presse nationale.

Coach Vahid se targue d’avoir derrière lui les supporters qui le soutiennent malgré les contre-performances. «Nous avons beaucoup travaillé, mais certains journalistes n’ont pas cessé la critique sans raison valable. Lorsque je suis arrivé en Algérie, l’équipe occupait la 57e place au classement FIFA, alors qu’aujourd’hui nous sommes dans le top 20. Sur le plan africain, l’équipe était 11e, aujourd’hui elle première à l’échelle africaine», a-t-il indiqué. Halilhodzic devra revoir son comportement avec la presse algérienne.

Et s’il a des comptes à rendre avec tel ou tel organe ou journaliste, qu’il le fasse à titre individuel. On ne lui permet pas d’insulter les journalistes algériens et de les traiter comme des moins que rien. Cette équipe nationale appartient à toute l’Algérie. L’équipe nationale n’est ni sa propriété privée ni encore celle d’une autre personne.

مصدر: elwatan.com

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