«Quand il y a confusion du pouvoir, il y a dictature»

22 يونيو, 2014 09:00 ص

20 0

«Quand il y a confusion du pouvoir, il y a dictature»

Pour Me Ali Yahia Abdennour, les différentes Constitutions qu’a connues l’Algérie indépendante n’ont jamais servi le peuple.

Venu à Oran pour la promotion de son dernier livre, La Crise berbère de 1949 (éditions Barzakh), Ali Yahia Abdennour a animé, dans la matinée d’hier, une conférence au siège du bureau d’Oran de la Ligue algérienne des droits de l’homme. Il est revenu, durant sa conférence, sur de nombreux sujets qui font l’actualité algérienne, notamment «le consensus et le rôle qu’il doit tenir». Comme à son habitude, Me Abdennour a tiré à boulets rouges sur le pouvoir en place : «Le bilan de Bouteflika est catastrophique : depuis 1962, l’Algérie a dépensé plus de 1000 milliards de dollars. De 1962 à 1999, on a dépensé 275 milliards de dollars. De 1999 à aujourd’hui : on a dépensé plus de 623 milliards. Or, est-ce que l’Algérie est devenue, pour autant, un pays émergeant ou développé ? La réponse est bien sûr négative !» Il dira également qu’il existe actuellement ceux qui réclament un changement du système et ceux qui veulent le changement dans le système.

«Mais le système ne peut pas évoluer car il est basé sur la violence. Il faut qu’il parte !» Abordant la question de la corruption, c’est avec ironie qu’il évoquera la commission créée par le pouvoir pour combattre ce fléau, «alors que le pouvoir héberge les plus grands corrupteurs de la nation». Et de citer les affaires Sonatrach, Khalifa ou encore celle de l’autoroute Est-Ouest. A ce propos, il affirmera que le ministre de la Justice «a été désigné pour empêcher que les plus grands magnats du pouvoir ne passent pas devant la justice».

مصدر: elwatan.com

إلى صفحة الفئة

Loading...